Je lis
Publié le 30 Novembre 2009

Après deux lectures qui ne m'avaient pas emballée (et qui m'avaient pourtant occupée pendant 1500 pages à elles deux,
soit de longues soirées privée d'Internet + un voyage en train aller-retour, retard compris), j'avais le choix entre 4 livres qui me faisaient tous envie, chacun pour des raisons
différentes. J'ai arrêtée mon choix sur le dernier acheté, mon troisième Kazuo Ishiguro. Parce qu'après avoir vidé mes glandes lacrimales pour plusieurs mois avec Auprès de moi toujours, je m'étais plongée dans son premier roman, Lumière pâle sur les collines. Il faudrait
d'ailleurs que je le relise pour voir si j'en trouve la clé car à 2 pages de la fin, un simple changement de pronom personnel vous fait remettre en cause tout ce que vous avez lu jusque là et
revoir toute l'histoire sous un nouveau jour...
"Ling Tien, de toute évidence, avait découvert une méthode pour transformer les mains coupées en araignées. Dans sa chambre se trouvaient plusieurs coupes remplies d'étranges liquides
dans lesquels il laissait tremper plusieurs mois de nombreuses mains qu'il avait rassemblées. Lentement, les doigts commençaient à bouger tout seuls: ce n'étaient que de légers frémissements
d'abord, puis des mouvements de crispation, et enfin des poils noirs recouvraient les mains tout entières et Ling Tien, après les avoir retirées du philtre, les lâchait dans tout le voisinnage,
transformées en araignées."
Kazuo Ishiguro, Quand nous étions orphelins
Dans Lumière pâle sur les collines, il y a aussi une scène avec une araignée: la petite fille joue avec une araignée et pendant un moment, on pense
qu'elle va soit la jeter à la figure de la narratrice, soir la mettre dans sa bouche. Mais finalement, cette scène ne sert à rien d'autre qu'à nous mettre mal à l'aise.
Enfin bref, si j'avais du temps devant moi, j'écrirais une thèse sur Kazuo Ishiguro tellement son écriture est extraordinaire. Demain, j'irai demander un congé formation.
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