Dent-de-lion

Publié le 31 Mars 2010

 

      dentdelion détail

 

Rencontrer le chevalier Dent-de-Lion n’était pas chose facile car il n’officiait en tant que chevalier que 2 mois dans l’année, de la fin février à la fin avril, en particulier dans les régions de l’est et les plaines du nord, les hauts plateaux, les pics et les sommets. Nul besoin de lui près des plages du sud ou dans les villages de l’atlantique, il était inutile là où la douceur et le soleil faisait bien leur travail. Car le Chevalier Dent-de-Lion se disait pourfendeur d’hiver, une sorte de chevalier de l’apocalypse du calendrier, un héros fervent animé de bravoure dont la colère suffisait à briser les glaces et libérer le printemps. Il devait son nom, non pas à un trophée de chasse qui aurait pendu à son cou ou bout d’une ficelle, mais à une véritable dent de lion qui lui avait poussé sur la mâchoire là où d’autres ne portaient qu’une canine banale et bien proportionnée. Lorsqu’il souriait, on pouvait donc voir sa dent de lion dépasser largement son sourire et venir se poser contre sa lèvre inférieure, lui donnant un air féroce qui détonnait totalement dans son visage terne. Et si vous croisiez sa route, ce n’est pas seulement cette dent trop grande qui attirait votre regard, mais ses yeux qui semblaient voir dans le vide des monstres à abattre, des ennemis à occire. Car au fond, le Chevalier Dent-de-Lion était un vrai raté, un loseur qui affrontait l’hiver monté sur un cheval de trait et armé d’une épée de bois, un pauvre hère en somme, qui ne faisait rien d’autre que gesticuler dans le vent.  

 

(C'était ma contribution à l'à faire du mois de Mars de La Mère Castor, contribution qui ne vaut que pour 1/2, l'illustration étant à voir chez Steve... )

 

Rédigé par Marie Alster

Publié dans #Le Blog

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M
<br /> <br /> Un cousin de Don Quichotte, ce Dent-de-Lion . c'est dépenaillé qu'il a fier allure . <br /> <br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> Occire c'est le mot de ma soirée. Il et beau ferme et plein de douceur a la foi un faux dur en somme...et ou est sa belle dent de lion...hein..; en pendentif autour de mon cou, une relique,<br /> oubliant que j'ai péllé ce matin.. si si<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Je l'aime bien, moi, ce chevalier raté, je lui trouve même du panache, probablement parce que son épée en bois ne pourfendra jamais que les mauvais vents... les mauvais rêves aussi, peut-être...<br /> Belle inspiration sur les mots de la Mère Castor ; entre ton histoire et la recette d'Alfred, je suis au Pays des Merveilles, moi, ce soir, et pourtant je ne m'appelle pas Alice ! Mille mercis<br /> !!!!!<br /> <br /> <br /> <br />
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R
<br /> <br /> Ah, l'élégance surannée des fins de race <br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> Merci Marie et Steve. Je lie !<br /> <br /> <br /> <br />
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