Le jeu de Madame Alfred 2

Publié le 21 Avril 2009

ou " les aventures du Grand Oracle au chevet du monde", épisode n°2

http://farm4.static.flickr.com/3337/4595577382_3a75b33524.jpg
Il était une fois, au pays du désert aride et du Mont Yen Chih , un peuple de petits hommes qui ne s'exprimaient qu'avec de très jolis mots.  On les avait surnommés "les-hommes-qui-parlent-comme-des-livres" et jamais ils ne manquèrent d'honorer ce surnom. Ils aimaient leur terre sèche et les chevaux sur lesquels ils traversaient le désert.  Et leur vie s'écoulait doucement.

Une nuit, alors que tous étaient endormis, un "homme-qui-parle-comme-un-livre" arriva dans le village hors d'haleine et le regard fou. Il frappa à la porte du chef et lui tint ces propos: "Ô chef, écoute ma plainte car je suis le témoin du déclin du monde. Ferme tes paupières et écoute mon propos... Je suis au coeur du désert... La fin du jour est proche et je sens l'air se refroidir... Je n'entends plus rien qu'un grand silence... Alors,  pour la première fois de l'histoire de la terre, il tombe sur le sable des étoiles de glace... J'entends quelque chose à l'horizon... Un cheval tartare erre ... Seul, il galope dans le sable et la neige, hennit, se tourne vers l'est, puis vers l'ouest, perdu . Il s'égare, infinies sont les herbes de la frontière et le jour tombe... Il ne reconnait plus sa terre, il ne sait plus d'où vient le vent... Il ne sait plus qui de la nuit ou de la neige l'envahit."

Ils se rassemblèrent tous au petit matin et parlèrent. Jamais de leur vie les hommes-qui-parlent-comme-des-livres n'avaient vu la neige tomber sur le désert et ce phénomène leur semblait annoncer la fin de quelque chose.  Après de longues discussions, ils décidèrent de faire appel au Grand Oracle. Ce jour là, le Grand Oracle s'ennuyait beaucoup; il se hâta donc au secours du peuple du désert. En arrivant, il trouva qu'il faisait très froid et refusa de s'allonger sur le sol pour trouver en son âme une solution au problème. Il exigea qu'on lui apporte un coquillage bleu puis de la fleur de sel qu'il renifla d'un grand coup. Alors, il posa le coquillage bleu sur sa tête et ferma les yeux. Lorsqu'il les rouvrit, il dit d'une voix si faible qu'on l'aurait dit mourant: " Le Grand Oracle ne peut rien pour vous. De la neige dans le désert, ce n'est pas très bon signe. Mais il faut savoir accepter ce que le ciel vous envoie".


Cette fois, les 3 contraintes étaient les suivantes:
Le mont Yen Chih
Un coquillage Bleu
"Un cheval tartare erre ... Seul, il galope dans le sable et la neige, hennit, se tourne vers l'est, puis vers l'ouest, perdu . Il s'égare, infinies sont les herbes de la frontière et le jour tombe."

Et ben c'était pas facile...


Rédigé par Marie Alster

Publié dans #Le Grand Oracle au chevet du monde

Commenter cet article
J
Dis donc, ça doit bruler l'intérieur des  narines, la fleur de sel, non ?C'est parce qu'il savait qu'il aurait plus de poil dans le nez qu'il a refusé de se coucher (comme c'est un oracle il l'a deviné, non ?)
Répondre
T
Tu t'es encore bien débrouillé dis donc !!!Mais dis-moi, il serait pas un peu chichiteu des fois ton grand oracle ?!!
Répondre
M
<br /> Je pense qu'ils l'ont énervé, peut-être qu'il préfère qu'on lui parle avec des mots simples...<br /> <br /> <br />