Des pétales, des larmes et une première place

Publié le 13 Mai 2008

D'abord, cette fois c'est absolument sûr et sans appel, c'en est fini des pivoines pour cette année... Et dire qu'avant (Mais avant quoi??? Hé bien avant cette maison et avant ce jardin, avant cette impasse au coeur de la ville) ,  j'aurais bien été incapable de vous décrire une pivoine. D'ailleurs, ne sachant pas reconnaître une plante d'après ses premières feuilles, je me souviens avoir regardé apparaître les premiers bourgeons d'un oeil plutôt inquiet. Car mon incompétence en la matière allait jusqu'à ignorer l'existence des pivoines arborescentes. Comme quoi la vie nous réserve de bien belles surprises. Parfois.

Que ceux qui me connaissent se rassurent (comment ça?! Il pourrait y avoir parmi les visiteurs de ce blog des gens que je cotoie dans la vie de chair et d'os, des gens qui ne m'en auraient rien dit et ricaneraient dans mon dos??? Non, j'peux pas le croire...), qu'ils se rassurent disai-je: je n'ai pas passé ma journée à regarder les pétales moribonds de mes pivoines joncher le sol. Et qu'ils finissent de se rassurer complètement: je n'ai pas passé ma journée à des occupations horticoles. Non, en fait j'ai profité d'une petite accalmie en fin de soirée pour attraper mon Arnaldur et dévorer les 30 dernières pages. Et dire qu'avant ça j'avais plutôt le moral (ben oui, la fin de mes fleurs c'était dommage mais pas insurmontable)... Je ne vous en dis pas trop là dessus sinon vous ne le lirez pas et puis, parler des romans d'Arnaldur est un exercice périlleux auquel je ne me risquerai pas ce soir. Je vous livre seulement ces quelques lignes tirées de l'avant dernière page:
"Il regarda la surface de l'eau hérissée par le vent du nord en se disant que les lieux ne tarderaient pas à retrouver leur apparence antérieure. Peut-être était-ce la volonté divine qui avait présidé à tout cela. Peut-être le lac de Kleifarvatn s'était-il vidé dans le seul but de jeter la lumière sur un crime passé. Bientôt, à l'endroit où le squelette avait reposé, conservant cette histoire d'amour et de trahison venue d'un pays lointain, l'eau serait aussi profonde, aussi froide qu'avant."
De toutes façons, arrivée là, j'avais déjà pleuré à chaudes larmes et relu 2 fois la page d'avant...

Du coup, j'avais oublié de regarder où en était le tirage au sort pour les matriochkas! En découvrant mon nom en première position, j'ai d'abord fouillé la suite de la liste pour voir s'il y avait une autre Marie... Ben oui, des fois que celle qui aurait la tâche délicate (et terrifiante surtout, abolument terrifiante...) de lancer les hostilités ne serait pas moi (ben non voyons...) mais une autre, une qui n'aurait pas eu de chance, une pauv'Marie qui allait connaître l'angoisse de la page blanche et les sueurs froides et les terreurs nocturnes...
 

 

Rédigé par Marie Alster

Publié dans #Lectures

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C
Hey, c'est toi qui es prem's alors ! J'arrive juste après, enfin, au second chapitre quoi :)
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S
Oh oui un joli début, Marie : c'est si important, les débuts ! :) Courage !
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